Le Pays basque essuie sa première tempête hivernale

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132 km/h sur les crêtes d’Iraty. Ce sont les plus fortes rafales enregistrées hier soir au Pays basque. Rien de comparable à l’hiver dernier. Le vent avait soufflé jusqu’à 225km/h. Sur le front des précipitations, le Piémont pyrénéen affiche le plus fort cumul. Le détail.

Le Pays basque a subi de fortes rafales. La nuit dernière, le vent a soufflé mais sans battre de record !

  • 132 km/h à à Iraty
  • 111km/h à Soccoa sur la côte basque
  • 117km/h dans le secteur de Saint-Palais.

La pluie a arrosé le Pays-basque par intermittence mais de façon plus soutenue le Piemont pyrénéen. En douze heures, il est tombé

  • 50l/m² dans le secteur des Alduldes-Baïgorry
  • 46l/m² à Iraty
  • 31l/m² à Saint-Jean-de-Luz.

Les prochaines 24h resteront très humides. On attend entre 30 l à 70 l par m². La montée des eaux dans les terres habituellement inondables devrait être progressive. Pas de crue brutale à redouter.

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

L’Eusko fédère les acteurs dans le pays basque

L’Eusko fédère les acteurs dans le pays basque
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Lancée il y a deux ans, la monnaie rencontre un relatif succès. Elle se déploie sur le paiement numérique.

Deux ans après son lancement officiel, le 31 janvier 2013 à Bayonne, l’Eusko se donne pour juin prochain un nouvel objectif : mettre en place une carte numérique permettant des paiements à partir d’un compte sur Internet. Forte de six salariés et d’une cinquantaine de bénévoles, l’association « Euskal moneta » (la monnaie basque) comptabilise 350.000 eusko en circulation, 3.000 utilisateurs et près de 600 prestataires. Une relative performance comparée aux faibles volumes des autres monnaies de l’Hexagone.
Lien social

Fondé sur la parité avec l’euro, cet outil s’est donné cinq objectifs, selon Mendi Esteban, l’une des bénévoles: « relocaliser une partie de la production et redynamiser l’économie locale, développer le lien social et la solidarité, soutenir les projets locaux, réduire l’impact écologique en suscitant moins de transports de marchandises, stimuler l’usage de l’euskara -la langue basque- dans la vie quotidienne ».

Disposant d’animateurs disséminés sur le Pays basque, l’Eusko s’est enraciné dans les villages, Mais il reste du terrain à conquérir sur la côte plus urbanisée. Euskal moneta a noué des partenariats avec les unions commerciales dont celle de Bayonne, le conseil général des Pyrénées Atlantiques, les communautés d’agglomérations ou de communes, l’Office public de la langue basque. Mais il travaille aussi avec le Crédit coopératif et la société de capital-risque Herrikoa, un fond qui soutient la création d’activités, pour le moment des petites entreprises. Dante Edmé, président d’Euskal moneta, décortique ainsi le succès de l’eusko : « L’Eusko est un outil pour agir directement sur le terrain et cela motive les gens; il crée du lien, les acteurs travaillent davantage ensemble; l’eusko correspond clairement à un territoire. Depuis 2012, notre sérieux a été reconnu par les collectivités ou le tissu local ».

Et fin mai, c’est au Pays Basque, que toutes les monnaies locales ont rendez-vous pour les 11è rencontre organisées par le réseau des MLC.

Pierre EtchelekuSource : LesEchos.fr

Pays Basque : la double culture comme héritage

Pays Basque : la double culture comme héritage
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A Ustaritz, dans le Pays Basque, la double culture est à la base de l’éducation des enfants. Il y a quelques mois, une demande a été faite pour que le basque devienne la langue officielle de la région, avec le français. Si l’apprentissage écrit a été proscrit par le tribunal administratif de Pau, la transmission orale est acceptée et omniprésente dans les écoles.

Reportage de TF1 ici.

Les Basques dans l’Antiquité

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Les historiens de l’Antiquité répertorient différents peuples implantés dans le triangle Pyrénées-Garonne-Atlantique : les Vascons en Navarre, les Varduli en Guipuzcoa et les Caristii en Biscaye. Dans le dernier millénaire avant JC, la zone d’influence des premiers basques s’étendait de la Garonne à l’Aragon et à l’actuelle Biscaye : elle correspondrait à la zone de transhumance des Pyrénéens occidentaux. Les celtes, qui envahirent la Gaule vers 500 av JC, ne parvinrent jamais à conquérir cette zone d’influence. Même si, au tournant de l’ère chrétienne, une certaine celtisation s’était manifestée par l’introduction de l’agriculture et du travail du fer en Aquitaine, dans le sud de l’Alava et de la Navarre, ainsi que dans l’ouest de l’Aragon. Les derniers siècles avant JC sont également marqués par la construction d’oppidum sur de hautes collines.

En 72 av JC, Sertorius, le chef romain en Ibérie, se soulève, avec le soutien des Vascons et des Cantabres, contre Rome et Pompée. Ce dernier vient assiéger sa capitale. Après sa victoire, il occupe la Navarre et l’Alava puis fonde la ville de Pampelune. Les Romains occupaient alors toute la péninsule ibérique. L’une de leurs plus importante voies, de Bordeaux à Astorga, traversait le Pays Basque. Ils exploitèrent des gisements de minerais de fer des Encartaciones (zone la plus occidentale de la Biscaye), ce qui favorisa le développement des forges dans la zone. Mais les Romains n’ont jamais pu ou jamais voulu s’installer dans les vallées atlantiques et du Nord de la Navarre, sans doute intimidés par les montagnes et les défilés bien défendus par les natifs qui y habitaient. C’est dans les zones romanisées du pays que commença la christianisation et la latinisation du Pays Basque.

La "pierre romaine" d'Hasparren

La « pierre romaine » d’Hasparren

Dans sa « Guerre des Gaules », César distingue en Gaule trois zones selon leur langue, leurs coutumes et leurs lois : les Belges, les Celtes et les Aquitains. Lors des premières expéditions de César contre les Belges et les Celtes, en 58 av JC, les Aquitains demeurent simples spectateurs. Mais, en 56 av JC, craignant que César ne vienne les envahir, ils se préparent à envoyer des renforts aux Armoricains. César envoya alors un de ses lieutenants, Publius Crassus, soumettre l’Aquitaine : les Basques sont battus sur les bords de la Garonne, puis de l’Adour. Finalement, en 39-38 av JC, Agrippa, lieutenant d’Octave (le futur empereur Auguste), guerroya et vainquit les Aquitains. C’est à ce moment là que l’influence basque dans les plaines d’Aquitaine disparût, les populations se latinisant progressivement à la faveur de l’urbanisation : le Gascon serait ainsi une version très fortement latinisée de l’Euskara. Les Romains fondèrent les villes de Lapurdum (Bayonne), Iluro (Oloron), Aquae Tarbellicae (Dax).

L’un des rares vestiges de l’époque romaine en Euskadi, la « pierre romaine » d’Hasparren indique que les Basques obtinrent leur autonomie de Rome, grâce aux services rendus à l’Empire par le gouverneur du pays : la Novempopulanie est créée. La liste de Vérone, un document daté de 297 et énumérant les provinces de l’Empire, atteste d’une certaine autonomie de la Novempopulanie.