Souvenirs professionnels : Mon expérience au Groupe HACHETTE, 1984-1991 (2/2)

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À l’issue de cette période des plus initiatiques, et pendant un peu plus de deux ans, j’ai occupé le poste de responsable du Contrôle de Gestion et de l’audit, coiffant près de 15 personnes.

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Souvenirs professionnels : Mon expérience au Groupe HACHETTE, 1984-1991 (2/2)

Le Contrôle de Gestion, composé de plusieurs contrôleurs, était des plus classiques (budget, suivi du budget, études d’écarts, reporting auprès de la Direction de la Branche mais aussi auprès de la Direction du Groupe, mais aussi de mettre en avant d’éventuels dysfonctionnements et travailler avec les intéressés sur la résolution de ces dysfonctionnements, participation à des groupes de travail sur des appels d’offre), plutôt administratif mais aussi des plus opérationnels.

L’audit, quant à lui, consistait en une équipe d’une douzaine d’auditeurs, dont le travail consistait à intervenir dans des points de vente sensibles ou non, faire des inventaires, des arrêtés comptables en vue de déterminer le mal qui ronge les activités de détail, la démarque inconnue. Cette équipe était dirigée par un responsable, ce qui fait que je n’intervenais pas directement sur l’équipe.

À cette double fonction, et compte tenu de mon investissement professionnel important dans la vie de l’Entreprise, je me suis vu occuper un rôle bien plus large que celui qui m’était normalement dévolu. C’est ainsi que j’ai été directement très impliqué dans des mini-équipes (en réalité un Directeur du Développement et moi-même) qui répondait à des appels d’offre dans le monde (j’ai ainsi travaillé en Tunisie, au Canada et aux États-Unis) que l’on a parfois remportés.

C’est aussi à ce poste que j’ai participé à la fermeture de projets qui avaient été lancés mais avaient échoué. Cette branche d’activité était des plus dynamiques et avait lancé de très nombreux projets de développement parmi lesquels je me souviens de la gestion de boutiques dans le premier parc d’attraction de France, le projet MIRAPOLIS situé à Cergy Pontoise (en 1986 je crois), de la création d’une chaîne de boutique de produits cadeaux (en développant un concept qui marchait bien en centre-ville) en aéroports, etc…

Certains ont réussi mais d’autres – et cela était normal – ont échoué, ce qui fut le cas du projet de MIRAPOLIS. Je me suis donc directement occupé de la fermeture de ce projet avec l’objectif de trouver un repreneur, ce qui fut d’ailleurs fait.

Durant ce laps de temps, j’ai surtout fait partie de l’équipe qui a transformé cette branche d’activité en une marque, « RELAIS H ».

Transformer une société qui n’a pas de véritable identité en une marque, avec ce que cela comporte, a été un travail remarquable et c’est d’autant plus vrai que la taille de l’ensemble était vraiment un obstacle à surmonter.

J’y ai participé à mon niveau mais je n’ai été que l’un des 10 ou 12 membres de cette équipe.

Cette deuxième phase de mon expérience chez HACHETTE fut vraiment formidable à tous points de vue et j’y ai vraiment vécu une expérience extraordinaire.

Au terme de cette période, je fus alors promu Directeur du Contrôle de Gestion, Audit et de la Comptabilité en octobre 1987.

En réalité, je faisais la même chose avec la supervision de la comptabilité en plus. Je dis supervision, car il y avait un responsable de la comptabilité qui dirigeait une équipe qui comptait bien près de 25 à 30 personnes.

Je dois toutefois avouer que cette période fut en réalité bien plus fonctionnelle que le poste précédent et m’impliquait moins dans ce que j’aimais faire, c’est-à-dire plus d’opérationnel.

Cette période fut toutefois marquée par une participation à un plus grand nombre d’appels d’offres internationaux et j’avoue que cela était très intéressant, passionnant même.

C’est en reconnaissance du travail accompli, et au moment où les structures au sein du Groupe Hachette évoluaient, avec pour ce qui me touchait la fusion des entités HACHETTE DETAIL avec HACHETTE DISTRIBUTION INTERNATIONALE, que je fus promus Directeur Général d’une entité qui s’appelait AEROBOUTIQUE France, entité qui regroupait l’ensemble des opérations d’activités DUTY FREE qui existaient au sein d’Hachette Détail, avec principalement des boutiques Duty Free dans les aéroports d’Orly et de Roissy mais aussi des aéroports de Province (Nice, Beauvais, Toulouse, etc, ..) des boutiques à bord de bateaux de la Compagnie Tunisienne de Navigation (COTUNAV), une activité des plus rentables, et beaucoup de projets de nouvelles concessions.

Cette nouvelle expérience fut des plus contradictoires car si je dirigeais une entité économiquement significative et pleine de promesses de développement, ce fut en réalité une déception car nous étions deux à diriger cette activité, l’autre co-directeur général étant plus opérationnel que moi et je n’étais en réalité à ce poste que parce que j’apportais le sérieux et la garantie que cette entité, qui contribuait significativement aux résultats de la Branche HDS (HACHETTE DISTRIBUTION & SERVICES), était bien gérée et apte à augmenter sa rentabilité.

C’est ce que j’ai réalisé plus tard car au terme de près de deux années, et alors que le dépôt de bilan de la télévision « 5 » ébranlait tout le Groupe Hachette mais aussi le Groupe MATRA (qui étaient tous deux détenus par les mêmes actionnaires), je fus remercié par le Directeur Général du Groupe HDS. Et j’appris plus tard que l’autre co-directeur général avait patiemment pris le temps de travailler non pas dans l’intérêt de notre employeur mais dans son intérêt en passant son temps à « m’assassiner ». Il devait être renvoyé manu militari moins d’un an après mon départ car il avait lancé la création d’une chaine de boutiques en Duty Free et essayait de récupérer les boutiques gérées par Hachette.

C’est la loi des grands groupes. C’est ainsi que s’est terminé mon expérience chez Hachette, période qui fut globalement passionnante malgré cette fin à laquelle je ne m’attendais vraiment pas.

De cette expérience, je pris l’engagement de faire tout ce que je pouvais faire pour ne plus travailler comme salarié dans un Groupe mais me lancer dans ma propre entreprise.

Jean-Marc Etchebarne
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À la découverte des mystères de la mythologie basque | Dimanche 1er novembre à 11H25

À la découverte des mystères de la mythologie basque | Dimanche 1er novembre à 11H25
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« Tout ce qui a un nom, existe » selon le dicton basque. Les esprits, les elfes, les dieux et déesses de la montagne, du ciel et de la mer existent donc ! Reportage de France 3 Aquitaine à voir dimanche prochain. Source : france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/

Christianisé très tard, le processus s’acheva au XIe siècle, le Pays basque a longtemps conservé l’ancienne religion. Celle forgée par les chasseurs puis pasteurs du mégalithique, les Celtes, les Romains. Aujourd’hui encore nombre de sources, grottes, sommets et autres lieux portent le nom des divinités d’autrefois. Ce que nous rappelle le père Junes Casenave, qui a recueilli nombre de témoignages de gens qui croyaient en elles jusqu’à il y a peu, bien que catholiques.

A Tardets, en Soule, le centre d’interprétation de la mythologie Herauskorritxe a tout juste ouvert ses portes à l’été 2015. C’est le point de départ de notre découverte du panthéon basque.

Un lieu résolument contemporain pour parler des croyances d’hier avec des supports techniques d’aujourd’hui. Herauskorritxe signifie « poussière rouge », du nom d’une divinité liée au culte de la foudre sur la montagne la Madeleine. Une stèle du IIIe siècle comportant un texte en latin mentionne cette déesse est exposée à Tardets.

On y découvre qu’aujourd’hui encore, subsistent des traces des rites de ce que l’on appelle paganisme, animisme ou religion c’est selon.
Ainsi la coutume de conserver une brebis noire dans chaque troupeau afin de le protéger.
Ou encore le pont de Licq Atherey qui enjambe le gave dit du Saison, appelé « Pont des laminak ».
Car ce sont ses elfes qui l’ont construit. « Et ça c’est vrai alors » comme on le dit en basque.

Jüje Etxebarne nous conte l’histoire par le menu. Au pied du massif des Arbailles, il revient sur la légende d’Herensuge, le dragon a trois tête,
époux de Mari, la déesse mère de toute vie, ainsi que du soleil et de la lune.

Txirrita plonge dans le monde d’autrefois, mais à y regarder de près et à écouter les murmures des ruisseaux, des forêts et des montagnes, on peut se demander s’il n’y a pas de drôles d’esprits qui hantent encore ces lieux.

Les vaches sauvages du Pays basque sont en danger

Les vaches sauvages du Pays basque sont en danger
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L’association de défense des betizu jette l’éponge pour mettre l’État et les collectivités face à leurs responsabilités. L’avenir des vaches sauvages basques est menacé. Source : sudouest.fr

En tauromachie, on pourrait appeler ça une « auto-estocade ». Volontaire et préméditée. Vendredi matin, Iban Seiliez a décidé de dissoudre officiellement l’association Iparraldeko Betizuak (les betizu du nord), qu’il préside depuis 2006. Le but de la manœuvre : « Mettre l’État et les collectivités face à leurs responsabilités. »

Pour mieux comprendre la portée de ce geste, il faut s’approcher d’un peu plus près des betizu, cette race de vaches sauvages qui broutent en liberté sur les flancs de La Rhune et du Mondarrain. D’après les derniers relevés de l’association, la population des betizu ne dépasserait pas les 100 têtes au nord des Pyrénées. « C’est une des plus vielles races d’Europe. Elle a failli s’éteindre dans les années 20, car ces bovins sauvages ont été exterminés lors de la construction du train de La Rhune », rembobine Iban Seiliez. Son père, Jean-Pierre, a commencé à étudier les survivants dans les années 70.

Petite et farouche

Trente ans plus tard, le fils Seiliez crée l’association Iparraldeko Betizuak. Suivi de population, accompagnement scientifique, sensibilisation des habitants.

Un travail bénévole d’envergure « mal compris » selon le président :

« Tout le monde se décharge sur l’association : les élus locaux, l’État, et les particuliers. Quand quelqu’un est blessé ou que des barrières sont cassées, on nous demande réparation. Et on nous prend à partie. Mais que les choses soient claires : ces bêtes sont sauvages et n’appartiennent à personne. »

Pourtant, et contrairement aux loups ou aux ours, les betizu ne sont pas administrativement considérés comme des animaux sauvages. « Ils ne sont pas classés dans la catégorie des bovidés domestiques non plus ! Nous sommes dans un no man’s land administratif. Le betizu n’entre dans aucune case et c’est bien le cœur du problème », confirme l’ancien bâtonnier Jean-Baptiste Etcheverry, qui a déjà défendu le père Seiliez au début des années 2000, après une cornada de betizu sur un agriculteur de Biriatou. La vache (ou le taureau) sauvage basque est plus légère sur la balance (deux à trois fois moins de viande) mais ses cornes en forme de lyre jouent parfois une mélodie musclée.

« Je pense que l’objectif de l’association, qui est de favoriser la cohabitation entre les betizu et les autres utilisateurs de la montagne, n’est pas atteint. Au contraire, nous avons déresponsabilisé les autorités », poursuit, amer, Iban Seiliez.

« Plus notre problème »

La posture est risquée. Car cette espèce non protégée pourrait disparaître ou s’étioler. Ou causer d’avantage de dégâts. La solution ? « Le betizu est sans équivalent en Europe. Il a besoin d’un plan de gestion durable et d’un vrai statut. Mais ce n’est plus notre problème. Les autorités doivent assumer », conclut le président d’Iparraldeko Betizuak. Qui espère un électrochoc.

En chiffres

80 : C’est le nombre de betizu recensés sur les communes d’Urrugne et Biriatou (30 sur le Xoldo) et sur les communes d’Espelette, Ainhoa et Itxassou (80 sur le Mondarrain).

600 : La population de race pure ne dépasse pas les 600 têtes. La majorité des vaches sauvages paissent en Navarre et dans le Guipuzcoa.

Souvenirs professionnels : Mon expérience au Groupe HACHETTE, 1984-1991 (1/2)

Souvenirs professionnels : Mon expérience au Groupe HACHETTE, 1984-1991 (1/2)
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À l’époque, au début des années 80, et peu de temps avant mon entrée dans le Groupe Hachette, M. Lagardère avait pris le contrôle du Groupe, repris les choses en main et avait placé des équipes pour réveiller la « belle endormie » également surnommée la « Pieuvre ». En moins de trois ans, et au vu du travail qui avait été réalisé, l’action du Groupe était montée au point que « l’actionnariat » Lagardère, avec la revente d’environ 20% du capital du Groupe (tout en conservant la majorité), avait amorti son investissement initial.

La conséquence de cette situation était que les différentes sociétés du Groupe étaient en pleine ébullition, alliant à la fois et simultanément une phase de restructuration des organisations, des produits, et de développement (nouveaux projets, nouveaux produits, rachat de sociétés, etc, …).

Au moment où je suis rentré dans le Groupe Hachette, celui-ci regroupait plusieurs secteurs d’activités :

  1. L’EDITION (Hachette Livre), activité historique, qui regroupait toute une série de maisons d’édition telles Grasset, Harlequin, Le Livre de Poche et bien d’autres, Hachette étant le premier éditeur français ;
  2. La PRESSE (Hachette Presse), un des tout premiers éditeurs français, avec des titres aussi connus que ELLE, TELE 7 JOURS, surtout de la presse magazine mais aussi des titres de la presse quotidienne ;
  3. L’AUDIOVISUEL avec EUROPE1, d’autres stations de radio, et un pôle de production de Cinéma ;
  4. LA DISTRIBUTION DE PRESSE A TRAVERS LE MONDE, ce qui était à l’échelle mondiale les NMPP en France (entité coopérative je crois « maitrisée » par Hachette et qui avait le quasi-monopole de la distribution de la presse en France) ;
  5. Enfin, une 5ème branche, qui s’appelait HACHETTE DETAIL et qui regroupait l’ensemble des activités de détail que le Groupe gérait alors.

Cette organisation regroupait des secteurs prestigieux (Edition, Presse, voire Audiovisuel) avec d’autres qui l’était bien moins (les deux autres dont les bruits circulant faisaient dire que M. Lagardère les surnommait les « cuisines ») mais ces derniers apportaient au Groupe des résultats, de la trésorerie, et étaient donc indispensables au bon fonctionnement global de l’ensemble.

J’ai été recruté chez HACHETTE DETAIL et y ai passé les 7 années et demi où je suis resté dans le Groupe (même si l’entité dans laquelle j’étais a profondément évolué au cours de ces années).

Jean-Marc Etchebarne - HACETTE DETAIL était une branche d’activité qui regroupait l’ensemble des activités dites de détail du Groupe

HACETTE DETAIL était une branche d’activité qui regroupait l’ensemble des activités dites de détail du Groupe

HACETTE DETAIL était une branche d’activité qui regroupait l’ensemble des activités dites de détail du Groupe, activités qui étaient composées :

– principalement des kiosques (il y en avait plus de 800 en France) implantés dans des zones de passage (gares, aéroport, et autres endroits) et gérés pour l’essentiel dans le cadre de contrats de concessions (SNCF, AEROPORT DE PARIS, etc, ), kiosques qui vendaient des journaux, du tabac, des livres, de la Confiserie, et toutes sortes d’articles de souvenir ou de cadeaux ;

– quelques librairies (gare mais aussi centre-ville) ;

– des boutiques vendant des produits en Duty-Free (dans les aéroports, en France mais aussi, particularité du Groupe, au Mexique où une filiale conjointement détenue avec une société locale gérait l’ensemble des boutiques en Duty-Free existantes dans les aéroport du Mexique) ;

– d’une chaîne qui vendait des produits informatiques (c’était le tout début de ces produits en France) ;

– d’un mégastore de type Publicis qui était implanté à l’Opéra.

Une autre particularité de cette branche était qu’il y avait des activités gérées conjointement avec d’autres groupes (les Wagons-Lits notamment). J’ai donc commencé comme Contrôleur de Gestion en septembre 1984 au siège de cette entité, à Levallois-Perret. En réalité, et pendant près de 9 mois, j’ai fait partie d’une équipe (une demi-douzaine de personnes) qui avait pour objectif de mettre en place l’ensemble des nouveaux systèmes d’information.

Au moment où je suis rentré dans cette branche, sa direction venait de passer deux années à concevoir (avec le Groupe Arthur Andersen) des nouveaux systèmes d’information en vue de la faire passer de l’âge de pierre à un stade extrêmement moderne. Pour indiquer la taille du chantier, les équipes extérieures en place pour la conception des systèmes ont atteint 100 personnes.

Mon rôle était double :
– mettre en conformité les informations commerciales et économiques provenant des tiers avec les systèmes qui étaient implantés, d’où de très nombreux contacts avec l’ensemble des sociétés ayant des relations avec Hachette ;
– former l’ensemble des différents personnels de la société à de nouvelles procédures de travail administratifs induites par ces nouveaux systèmes.

Plusieurs milliers de personnes travaillaient dans cette branche mais une spécificité (celle des gérants-salariés qui faisait que les gestionnaires de point de vente étaient salariés du Groupe d’une part mais employeur de leur personnel de vente d’autre part) ramenait l’effectif officiel à moins de 1.000 personnes.

Cette période m’a en réalité permis de connaitre de fonds en comble tous les aspects de la branche d’activité (juridique, commercial, implantations, personnel, gestion, etc…) et m’a été de fait extrêmement profitable. (…/…) À suivre.

Jean-Marc Etchebarne
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Le port de Pasaia, plus belle porte d’entrée au Pays basque espagnol

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C’est le port le mieux abrité du golfe de Gascogne, mais surtout la plus belle entrée dans le Pays basque espagnol. Le port de Pasaia, le passage en basque, séduit pas son charme, impressionne pas ses ateliers nautiques et émeut par l’histoire tragique de la région du temps de la guerre d’Espagne.

Baromètre des Entreprises du Pays Basque – octobre 2015

Baromètre des Entreprises du Pays Basque - octobre 2015
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La Chambre de commerce et d’industrie de Bayonne met à disposition un dossier de conjoncture semestriel présentant une enquête d’opinion réalisée auprès de 600 dirigeants du Pays Basque sur la situation de leur activité passée et à venir.

Lien de téléchargement : http://www.bayonne.cci.fr/fichiers/documents/livrables/Barometre-des-Entreprises-du-Pays-Basque-octobre-2015.pdf

Cet étudiant basque qui cartonne aux États-Unis

Cet étudiant basque qui cartonne aux États-Unis
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Un jeune de l’école d’ingénieurs d’Estia à Bidart, Thomas Agarate, vient de réaliser une belle levée de fonds outre-Atlantique en inventant un stabilisateur motorisé pour caméra GoPro.

Thomas Agarate, étudiant en 3ème année à l’Estia, a l’impression de vivre un rêve éveillé. En mission de fin de scolarité à San Francisco, ce jeune de 23 ans, passionné par l’aviation, s’est lancé dans la conception d’un stabilisateur motorisé pour des caméras GoPro, qui permet de capturer des vidéos fluides tout en gardant les mains libres. Et, convaincu d’avoir trouvé un fructueux marché de niche, il a créé sa société sur place et a baptisé son produit Slick.

Un produit unique au monde

Car, son produit est, pour l’heure, le seul sur un marché en pleine croissance, celui des accessoires de caméra GoPro. En effet, un « GoPro mount » permet de fixer l’appareil sur n’importe quel support, comme un casque, une perche, un harnais ou encore un drone. « Slick est équipé de moteurs et de capteurs : chacun des axes motorisés est commandé par un microcontrôleur, afin que votre caméra reste parfaitement stable », met-il en avant. Autre atout de Slick, il est étanche et compte une autonomie de deux heures. Actuellement, l’appareil, destiné au grand public, coûte 219 dollars.

Une première levée de fonds prometteuse

A en croire le succès de sa levée de fonds, il y a une appétence pour son produit. En moins de trois jours, Thomas Agarate a réussi à lever 150 000 $ sur Indiegogo pour 50 000 $ demandés. Au total, il a obtenu plus de 265 000 dollars en un mois. « Et, « en une semaine, j’ai pré-vendu 1 000 appareils ». Il précise avoir déjà des dizaines de demandes de distributeurs de GoPro pour commercialiser son produit dans plusieurs pays.

Très ambitieux, il vise une production, qui sera réalisée aux Etats-Unis, de 100 000 pièces à l’horizon 2017 et un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros. « C’est 2% du marché GoPro », relativise-t-il. Mais, le plus dur est à venir. Thomas Agarate va devoir industrialiser sa technologie et trouver les bons canaux de distribution dans le monde entier.

Source : sudouest.fr