Souvenirs professionnels : Mon expérience au Groupe HACHETTE, 1984-1991 (2/2)

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Première partie : jeanmarcetchebarne.wordpress.com/2015/10/27/jean-marc-etchebarne-souvenirs-professionnels-mon-experience-au-groupe-hachette-1984-1991-12/

À l’issue de cette période des plus initiatiques, et pendant un peu plus de deux ans, j’ai occupé le poste de responsable du Contrôle de Gestion et de l’audit, coiffant près de 15 personnes.

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Souvenirs professionnels : Mon expérience au Groupe HACHETTE, 1984-1991 (2/2)

Le Contrôle de Gestion, composé de plusieurs contrôleurs, était des plus classiques (budget, suivi du budget, études d’écarts, reporting auprès de la Direction de la Branche mais aussi auprès de la Direction du Groupe, mais aussi de mettre en avant d’éventuels dysfonctionnements et travailler avec les intéressés sur la résolution de ces dysfonctionnements, participation à des groupes de travail sur des appels d’offre), plutôt administratif mais aussi des plus opérationnels.

L’audit, quant à lui, consistait en une équipe d’une douzaine d’auditeurs, dont le travail consistait à intervenir dans des points de vente sensibles ou non, faire des inventaires, des arrêtés comptables en vue de déterminer le mal qui ronge les activités de détail, la démarque inconnue. Cette équipe était dirigée par un responsable, ce qui fait que je n’intervenais pas directement sur l’équipe.

À cette double fonction, et compte tenu de mon investissement professionnel important dans la vie de l’Entreprise, je me suis vu occuper un rôle bien plus large que celui qui m’était normalement dévolu. C’est ainsi que j’ai été directement très impliqué dans des mini-équipes (en réalité un Directeur du Développement et moi-même) qui répondait à des appels d’offre dans le monde (j’ai ainsi travaillé en Tunisie, au Canada et aux États-Unis) que l’on a parfois remportés.

C’est aussi à ce poste que j’ai participé à la fermeture de projets qui avaient été lancés mais avaient échoué. Cette branche d’activité était des plus dynamiques et avait lancé de très nombreux projets de développement parmi lesquels je me souviens de la gestion de boutiques dans le premier parc d’attraction de France, le projet MIRAPOLIS situé à Cergy Pontoise (en 1986 je crois), de la création d’une chaîne de boutique de produits cadeaux (en développant un concept qui marchait bien en centre-ville) en aéroports, etc…

Certains ont réussi mais d’autres – et cela était normal – ont échoué, ce qui fut le cas du projet de MIRAPOLIS. Je me suis donc directement occupé de la fermeture de ce projet avec l’objectif de trouver un repreneur, ce qui fut d’ailleurs fait.

Durant ce laps de temps, j’ai surtout fait partie de l’équipe qui a transformé cette branche d’activité en une marque, « RELAIS H ».

Transformer une société qui n’a pas de véritable identité en une marque, avec ce que cela comporte, a été un travail remarquable et c’est d’autant plus vrai que la taille de l’ensemble était vraiment un obstacle à surmonter.

J’y ai participé à mon niveau mais je n’ai été que l’un des 10 ou 12 membres de cette équipe.

Cette deuxième phase de mon expérience chez HACHETTE fut vraiment formidable à tous points de vue et j’y ai vraiment vécu une expérience extraordinaire.

Au terme de cette période, je fus alors promu Directeur du Contrôle de Gestion, Audit et de la Comptabilité en octobre 1987.

En réalité, je faisais la même chose avec la supervision de la comptabilité en plus. Je dis supervision, car il y avait un responsable de la comptabilité qui dirigeait une équipe qui comptait bien près de 25 à 30 personnes.

Je dois toutefois avouer que cette période fut en réalité bien plus fonctionnelle que le poste précédent et m’impliquait moins dans ce que j’aimais faire, c’est-à-dire plus d’opérationnel.

Cette période fut toutefois marquée par une participation à un plus grand nombre d’appels d’offres internationaux et j’avoue que cela était très intéressant, passionnant même.

C’est en reconnaissance du travail accompli, et au moment où les structures au sein du Groupe Hachette évoluaient, avec pour ce qui me touchait la fusion des entités HACHETTE DETAIL avec HACHETTE DISTRIBUTION INTERNATIONALE, que je fus promus Directeur Général d’une entité qui s’appelait AEROBOUTIQUE France, entité qui regroupait l’ensemble des opérations d’activités DUTY FREE qui existaient au sein d’Hachette Détail, avec principalement des boutiques Duty Free dans les aéroports d’Orly et de Roissy mais aussi des aéroports de Province (Nice, Beauvais, Toulouse, etc, ..) des boutiques à bord de bateaux de la Compagnie Tunisienne de Navigation (COTUNAV), une activité des plus rentables, et beaucoup de projets de nouvelles concessions.

Cette nouvelle expérience fut des plus contradictoires car si je dirigeais une entité économiquement significative et pleine de promesses de développement, ce fut en réalité une déception car nous étions deux à diriger cette activité, l’autre co-directeur général étant plus opérationnel que moi et je n’étais en réalité à ce poste que parce que j’apportais le sérieux et la garantie que cette entité, qui contribuait significativement aux résultats de la Branche HDS (HACHETTE DISTRIBUTION & SERVICES), était bien gérée et apte à augmenter sa rentabilité.

C’est ce que j’ai réalisé plus tard car au terme de près de deux années, et alors que le dépôt de bilan de la télévision « 5 » ébranlait tout le Groupe Hachette mais aussi le Groupe MATRA (qui étaient tous deux détenus par les mêmes actionnaires), je fus remercié par le Directeur Général du Groupe HDS. Et j’appris plus tard que l’autre co-directeur général avait patiemment pris le temps de travailler non pas dans l’intérêt de notre employeur mais dans son intérêt en passant son temps à « m’assassiner ». Il devait être renvoyé manu militari moins d’un an après mon départ car il avait lancé la création d’une chaine de boutiques en Duty Free et essayait de récupérer les boutiques gérées par Hachette.

C’est la loi des grands groupes. C’est ainsi que s’est terminé mon expérience chez Hachette, période qui fut globalement passionnante malgré cette fin à laquelle je ne m’attendais vraiment pas.

De cette expérience, je pris l’engagement de faire tout ce que je pouvais faire pour ne plus travailler comme salarié dans un Groupe mais me lancer dans ma propre entreprise.

Jean-Marc Etchebarne
linkedin.com/in/jeanmarcetchebarne

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