Le béret est-il basque ou béarnais ?

Le béret est-il basque ou béarnais ?
Par défaut

La réédition du livre du Landais René Cuzacq mettra-t-elle enfin d’accord tout le monde sur l’origine du béret ? Basque ou béarnaise ? Un débat fondamental.

Faut-il porter le béret sur la droite ou sur la gauche ? En avant ou en arrière ? Peu importe. Une seule question compte : le couvre-chef est-il basque ou béarnais ? Le débat fondamental est aujourd’hui tranché. Et c’est un Landais qui met tout le monde d’accord.

Auteur de deux études sur le sujet, en 1941 et 1951, René Cuzacq, en bon Gascon, ne se mouille pas. Selon lui, l’origine est… pyrénéenne ! Sans pour autant dédouaner les Basques et les Béarnais d’avoir activement participé à l’émergence d’un des symboles les plus forts de la France. La réédition de son livre, une bible introuvable depuis plusieurs années (1), permet néanmoins d’en savoir davantage.

Réglons l’essentiel une bonne fois pour toutes. Les métropoles historiques de la fabrication des bérets sont belles et bien béarnaises. Nay et Oloron, suivie, plus tard, de Mirepeix ont permis au département de produire autour d’un million de bérets par an à partir de 1918. Transformés progressivement en usine, les ateliers y employaient beaucoup de main-d’œuvre.

Lire la suite : sudouest.fr

Publicités

Nul n’est prophète en son pays : un Falaisien devenu le roi du cidre au pays basque

Nul n'est prophète en son pays : un Falaisien devenu le roi du cidre au pays basque
Par défaut

Dominique Lagadec a quitté Falaise pour Bayonne, ville qui l’a vu grandir, en juillet 1964, à l’âge de 8 ans. 52 ans plus tard, il est à la tête d’une cidrerie au pays basque qui fait appel, à hauteur de 70%, à des pommes normandes.

Cela fait maintenant 18 ans que Dominique Lagadec est maître artisan cidrier au pays basque où il a développé son entreprise sans encombre : « je suis issu du milieu agricole, je suis normand et j’ai un nom breton donc quand je me suis lancé dans le cidre, on m’a fait plutôt confiance », plaisante-t-il.

Ce qui le lie encore à la Normandie, ce sont essentiellement les pommes, qu’il vient sélectionner, chaque année à la fin de l’été, auprès des producteurs normands, « juste mûres et presque vertes pour qu’elles aient ce goût acidulé que nous recherchons ».

Du vin de pommes

La cidrerie artisanale Txopinondo produit essentiellement du Sagarno, qui signifie vin de pommes en basque, « l’équivalent de ce que les anciens appelaient le « grobèr » en patois normand, c’est le cidre acidulé, que l’on boit directement au tonneau, sans bulle et avec 7 à 8 % d’alcool ». Le breuvage, acide et de couleur jaune, comme un citron est pourtant réalisé exclusivement à partir de pommes.

Txopinondo, le nom de la cidrerie, signifie réunis autour d’un verre en basque. « C’est aujourd’hui un produit dépositaire de culture, il a une place importante, au même titre que le piment d’Espelette ou le chocolat de Bayonne ». On compte cent établissements qui produisent ce vin de pommes au pays basque qui en produit 15 millions de litres par an, « c’est une véritable institution et chaque village défend sa marque, c’est une fierté du coin ! »

Des pommes de Normandie

70 % des pommes de la production cidricole du pays basque viennent de l’extérieur et la moitié des pommes utilisées par Dominique Lagadec provient de Normandie : « c’est le même type de pommes donc je les fais venir essentiellement de la Manche et du Calvados. Nous avons peu de terres agricoles dans les montagnes et la concurrence du maïs pour l’exploitation des terres est rude donc nous devons importer ».

En tout, ce ne sont pas moins de 5 000 à 7 000 tonnes de pommes qui partent chaque année de Normandie pour rejoindre le pays basque « et personne n’en parle jamais, c’est comme si c’était secret ».

Boudé par les Normands

La cidrerie connaît un franc succès et exporte ses dix produits issus de pommes, dans le monde entier, mais pas en Normandie. Il semblerait en effet que les Normands boudent l’existence de ce vin un peu particulier : « nous ne vendons absolument aucune bouteille en Normandie car les Normands ont décrété que c’était une honte, ils ne reconnaissent pas ce vin de pommes et donc nous sommes boycottés dans la région ». Une véritable perte pour le cidrier qui ne comprend pas ce refus : « ce sont 350 ha de pommiers normands qui sont utilisés pour la production de ce vin de pommes basque et c’est un aspect de la production normande qui est peu connu alors qu’il fait travailler de nombreuses familles normandes ! »

Mais Dominique Lagadec garde bon espoir quant aux changements des mentalités dans le futur : « grâce aux reportages télé, comme Les carnets de Julie, nous avons de plus en plus de curieux, et parmi eux, des Normands ! J’ai confiance, l’évolution est rapide et je suis sûr que parmi les jeunes, il y en a qui en seront très friands ! »

Source : lesnouvellesdefalaise.fr

En Aquitaine, le premier salon de la bière aura lieu à Biarritz

Par défaut

Du 23 au 25 septembre, la halle d’Iraty accueillera la première édition du Biarritz Beer Festival, ouvert aux professionnels et au grand public

C’est une première en Aquitaine ! Le Cercle biarrot des amateurs de bière organise, du 23 au 25 septembre, à Halle d’Iraty, le premier salon professionnel et grand public en Aquitaine entièrement dédié à la bière.

Dimension internationale
Les organisateurs  promettent « un évènement de dimension internationale avec entre autres des participants basques, espagnols, belges, irlandais, brésiliens, américains. »

L’accent sera mis sur le savoir-faire des brasseurs, l’art de la dégustation, l’accord « mets et bières », la cuisine à la bière avec la présence de maîtres brasseurs et de grands chefs cuisiniers.

Le noir de Bigorre s’offre une vitrine et un outil

Le noir de Bigorre s'offre une vitrine et un outil
Par défaut

Après avoir obtenu deux AOC, en toute fin d’année dernière, la filière du noir de Bigorre continue de se structurer. Prochaine étape, de nouveaux locaux, avec un atelier de découpe dédié.

Depuis quelques semaines, un beau bâtiment est en train de sortir de terre sur la zone de Pyrène Aéropôle, à Ossun. Une entreprise tournée vers l’aéronautique ? Non, c’est d’une autre pépite locale qu’il s’agit, en l’espèce le porc noir de Bigorre. Lequel vient d’obtenir deux AOC, pour le jambon de porc noir de Bigorre, et pour la viande fraîche. Une étape de plus franchie par la filière, qui s’équipe donc désormais de locaux adaptés. «La filière a grandi, nous réunissons aujourd’hui plus de 60 éleveurs labellisés et produisons plus de 8.000 porcs par an, devrait encore se développer, alors elle se structure», entame Hélène Massoure, la directrice de la Sica noir de Bigorre. Sica pour Société d’intérêt collectif agricole, qui est le pilote de la filière, et qui porte ce projet de bâtiment. «Nous allons enfin regrouper tous les acteurs sur le même site, qui accueillera un atelier de découpe dédié, une plateforme logistique pour l’expédition des produits transformés par les partenaires de la filière, mais aussi les locaux du consortium qui fédère toute la filière.» Pour situer, aujourd’hui, l’atelier de découpe est dans un local proche de l’abattoir, zone Bastillac, et le consortium est abrité dans les locaux de la chambre d’agriculture, place du Foirail à Tarbes…

Incontestablement, la filière se structure. «Maintenant, au bout de dix ans, on commence à être «assis», ce nouveau bâtiment est nécessaire pour assurer le développement du noir de Bigorre. Nous aurons un bel outil, pour la découpe, mais c’est surtout la plateforme logistique qui devrait changer les choses, au niveau de la commercialisation, ce sera un plus indéniable.»

Et ce sera pour quand ? «Pour l’heure, le planning des travaux est respecté, la livraison est prévue pour la mi-juillet. Même si on compte un peu de retard, nous devrions déménager et nous installer là-bas courant août, ou tout début septembre.» Une implantation sur la zone de Pyrène Aéropôle qui ne doit rien au hasard, puisque le bâtiment sera voisin de celui des Salaisons de l’Adour, qui assurent le séchage de la majorité des jambons noir de Bigorre.

Quand on vous dit que la filière se structure, vous en avez la preuve, et en plus, elle le fait intelligemment… Et avec bon goût, et pas seulement en matière gastronomique, puisqu’en termes d’architecture, le bâtiment promet d’être lui aussi assez remarquable. Bref, une belle vitrine, un outil d’exception pour un produit qui l’est tout autant, après tout, c’est d’une logique implacable. Tout comme l’ascension du porc noir de Bigorre qui, en une grosse dizaine d’années, a acquis ses lettres de noblesse. Et maintenant, il va disposer d’une demeure digne de son rang…

Source : ladepeche.fr/article/2016/02/16/2277923-noir-bigorre-offre-vitrine-outil.html