À la recherche de ses racines basques

A la recherche de ses racines basques
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Il ne faut pas se fier au dynamisme tout relatif du titre du livre : « Mariages d’hommes nés en Pays basque sud » recèle une mine d’informations pour qui souhaite savoir d’où il vient. Xavier Elosegi est un passionné d’histoire du Pays basque et de généalogie. Membre de l’association Lapurdi 1 609, il signe un ouvrage dont les racines se situent entre 1793 et 1872, « une période importante pour expliquer le nom des familles d’aujourd’hui », dit il.

Une époque « où on parlait le même basque, où les jeunes gens du Pays basque sud se mariaient souvent avec ceux du nord, du moins avec ceux qui n’étaient pas partis tenter leur chance aux Amériques, où l’état civil laïc avait pris progressivement le pas sur les registres tenus par l’Église catholique », poursuit-il.

5 600 mariages

L’auteur a ainsi analysé, à partir du site earchives64, 5 600 mariages sur huit communes. Pour 900 d’entre eux (environ 15 % des unions), l’époux est du Pays basque espagnol. Il s’installe avec sa famille d’Hendaye à Ainhoa, de Biriatou à Ciboure, d’Urrugne à Ascain en passant par Saint-Pée et Sare. Le livre recense des patronymes, mais pas seulement. Y figurent aussi la date du mariage, le prénom du marié, sa date et son lieu de naissance, son métier classé en 10 catégories, de laboureur à commerçant (avec même quelques alpargatiers : fabriquant d’espadrilles), le prénom du père, le nom de la mère, le prénom et le nom de jeune fille de la mariée, sa date de naissance si elle est originaire du Pays basque espagnol. Si l’envie prenait par exemple à la famille Michelena de Saint-Pée de retrouver ses ancêtres elle serait peut-être surprise de savoir qu’un certain Pedro Jeronimo Michelena né à Aranza le 25 mai 1779 s’y est marié le 3 mai 1815, il était laboureur, son père s’appelait Martin José, sa mère avait pour nom et prénom Maria Josefa Bergara et la mariée s’appelait Jeanne Marie Durruty. Rien ne dit néanmoins qu’il est de la famille, mais ce renseignement est une piste importante pour l’amateur de généalogie.

Dans les conversations au Pays basque, il n’est pas rare d’entendre « j’ai de la famille de l’autre côté ». Oui, mais où ? Ce recueil permet incontestablement d’affiner quelques recherches. Xavier Elosegi et l’association Lapurdi 1 609 seront au Biltzar des écrivains du Pays basque aujourd’hui. Le livre y sera disponible ainsi que dans toutes les maisons de la presse des communes concernées et à la librairie Elkar à Bayonne.

Thierry Jacob. Source : sudouest.fr

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