Patrimoine : à découvrir, le travail de l’association Lauburu

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En 1924, Louis Colas un érudit passionné, publie un relevé des monuments funéraires du Pays basque. Quand Lauburu entreprend à son tour un inventaire systématique des stèles discoïdales, il ne reste plus que 50% de ces monuments. L’association entreprend non de les sauver pour les mettre dans un musée, mais de les sceller dans leur cimetière d’origine et de faire protéger les plus remarquables (inscription ou classement aux Monuments Historiques). (…)

Lauburu a essayé de porter un regard critique sur les pratiques concernant le patrimoine. En particulier, face aux dérives dues aux nouvelles façons de médiatiser le patrimoine au niveau national et local, il a paru important de considérer la portée et la place de l’héritage des siècles. D’une part, le patrimoine d’un peuple ne concerne pas que le bâti, il y aussi les savoirs dire, les savoir faire, les mythes et les croyances… D’autre part, le respect des objets et des savoirs qui nous viennent du passé ne doit pas empêcher l’aventure de la création sous peine de fossiliser la culture.

A Lauburu nous avons l’habitude de dire que le patrimoine est le terreau qui permet au présent de fleurir et au futur de germer.

Source : lauburu.fr

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Le porc basque désormais labellisé, une filière d’avenir

Le porc basque désormais labellisé, une filière d'avenir
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Le porc Kintoa devient la 156e marque agricole reconnue de la future grande Région.

On le reconnaît entre mille : tête noire, arrière-train noir et grandes oreilles tombantes. Ce porc basque est le symbole d’une agriculture durable, véritable alternative au Pays basque.

L’obtention de l’Appellation d’Origine Protégée est une consécration

Ce porc basque fait partie des 6 races locales porcines françaises. C’est ce qu’on appelle une « race de pays » initialement répartie sur l’Ouest des Pyrénées françaises et espagnoles. Menacé de disparition, ce n’est que grâce aux efforts INRA conjugués à ceux de quelques éleveurs du Pays Basque que cette race a été relancée et un programme de conservation génétique mis en place.

Sur le plan économique, un éleveur peut espérer un par tête de cochon bénéfice de 120 euros pour 100 bêtes ce serait donc 12 000 euros de bénéfice par an pour un travail de deux heures par jour. Ce sont des arguments qui peuvent faire réfléchir le jeune agriculteur au moment de diversifier son exploitation. C’est cette idée de « débouchés garantis » qui sous tend la filière aujourd’hui.

Aujourd’hui cette filière est une association qui regroupe l’ensemble des éleveurs et transformateurs de porc basque. Le projet d’aire géographique des AOP « Kintoa » et « Jambon du Kintoa » (231 communes dont quatre dans les Landes) a été validé.

Source : france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/ – 01/12/2015

Légendes du Pays basque : le Basa Jauna

Légendes du Pays basque : le Basa Jauna
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Souvenirs d’avant la christianisation du Pays basque : mi-dieu mi-homme, le basa jauna (ou seigneur sauvage) est un personnage de grande taille, très velu et possédant une force exceptionnelle. C’est le seigneur sauvage de la forêt. Les basa jaunak travaillaient la terre bien avant l’homme et suite à un pari l’homme gagna des graines et put enfin lui aussi cultiver. Les basa jaunak sont également réputé pour être des ravisseurs de jeunes femmes. La femme du basa jauna est la basa anderea. Voici l’histoire d’Anxo et les vachers.


Autrefois, il y avait à Esterençuby, sur la frontière espagnole, quatre vachers. L’un d’entre eux était un jeune garçon. Lorsqu’ils étaient endormis, dans leur cabane venait se chauffer Antxo, le Basa Jauna (Seigneur Sauvage). Et quand il s’était chauffé, il mangeait de leur nourriture. Les bergers recevaient un pain et d’autres mets, et en laissaient un morceau tous les soirs, la part d’Antxo.

Une nuit, voyant que la part d’Antxo n’avait pas été faite, le petit garçon dit :
– Où avez-vous mis la part d’Antxo ?
– Donne-lui la tienne si tu veux, lui répondirent les autres.
Le garçon laissa sa part sur la planche habituelle. Le Basa Jauna arriva comme à l’ordinaire. Après s’être chauffé, il mangea la part du petit garçon. Bien réchauffé et repu, il partit, emportant les vêtements des vachers, sauf ceux du petit garçon.

Cette nuit là il neigea très fort. Le lendemain matin, les vachers ne trouvant pas leur vêtements, dirent au garçon :
– Vas chercher nos vêtements.
– Moi ? Non.
– Vas, nous t’en prions.
– Quelle récompense me donnerez-vous ?
Ils avaient une mauvaise génisse et la lui promirent.

Le garçon part, et en arrivant à la caverne où était le Basa Jauna, il cria :
– Antxo, donnez-moi les vêtements de mes camarades.
– Tu ne les aura pas.
– Je vous en prie, donnez-les moi ; ils m’ont envoyé les chercher.
– Que te donne-t-on pour la peine ?
– Une mauvaise génisse.
– Prends-les donc, et prends aussi cette baguette de coudrier. Marque ta génisse et donne lui cent et un coups, le cent et unième plus fort que les autres.

Le garçon fit ce qu’avait dit Antxo. Il donna à sa génisse cent et un coups, et après un court instant, la génisse lui produisit un troupeau de cent et une belles bêtes. A cette époque, les Basa Jauna conversaient avec les chrétiens.

Source : euskadi.net.free.fr

Crédit photo : vlez via Flickr (cc)