Automne basque

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Udaberri bat udazkenean.

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Pays Basque : 40 ans de l’ikastola de Biarritz

Pays Basque : 40 ans de l’ikastola de Biarritz
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Il y a 40 ans, une Ikastola du nom d’Itsas Argi (le phare en basque) ouvrait ses portes, avenue Kleber ! Et oui, déjà 40 ans que des enfants de Biarritz et des environs apprennent le basque, grâce à l’Ikastola… Avant, le basque s’apprenait dans la famille…

…mais aujourd’hui c’est l’école qui est devenue le moyen de transmission principal et beaucoup de familles l’ont bien compris en faisant le choix de l’Ikastola et de son système immersif.

La transmission familiale de l’euskara s’est fortement affaiblie et l’école est  devenue un des lieux privilégiés pour pour assurer la réappropriation linguistique du basque et sa maîtrise comme une véritable langue de communication, de vie et d’apprentissage.

Fortes de plus de plus de 30 ans d’expérience de l’immersion, les ikastola, qui scolarisent plus de 2500 enfants, peuvent aujourd’hui plus que jamais confirmer l’efficacité de leur modèle et le considérer comme l’approche la plus efficace pour assurer la maîtrise du basque par les enfants et particulièrement ceux des familles francophones.

Les chiffres des effectifs vont dans ce sens, puisqu’à son ouverture l’Ikastola comptabilisait à peine une dizaine d’élèves, alors qu’aujourd’huielle en accueille 130 dans ses locaux au quartier de la Négresse. Cette évolution va de pair avec celle que connaît Seaska (Fédération des Ikastolas) qui comptabilise à ce jour, de la maternelle au lycée 3500 élèves.

Aussi, pour fêter cet anniversaire dans la joie et la bonne humeur, l’Ikastola organise trois manifestations durant l’année scolaire :

  • avec tout d’abord un concert à l’Atabal qui s’est déroulé le samedi 6 décembre 2014 avec Anje Duhalde, Brass, et Bal de Vieux,
  • ensuite une pièce de théâtre au Colisée le 31 janvier 2015 à 20h30, Hazparneko Anderea, donnée par la troupe Iduzkilore,
  • et enfin un repas avec animation musicale le dimanche 24 mai 2015 à l’Euskal Jaï.

Ces 3 manifestations visent à donner l’occasion de se retrouver et de se souvenir, pour tous ceux qui ont fréquenté l’école, que ce soit en tant que parent ou élève, ainsi qu’à tous ceux qui la soutiennent d’une manière ou d’une autre.

Le programme détaillé des festivités ainsi que des informations supplémentaires sont visibles sur le site de l’Ikastola : www.Ikastola-biarritz.com

Pays Basque : 40 ans de l’ikastola de Biarritz

Escapade en Pays Basque : Tourisme, gastronomie, vins

Escapade en Pays Basque : Tourisme, gastronomie, vins
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Si au cours des siècles de multiples hypothèses ont été avancées, l’origine du peuple basque, autant que celle de la langue basque restent à ce jour des énigmes non élucidées. Difficile de parcourir le Pays Basque sans ressentir les spécificités indéfinissables qui font le charme de cette terre aux traditions ancestrales, étonnante, magique et mystérieuse à plus d’un titre. Source : bordeaux-gazette.com

L’énigme des origines

Après avoir affirmé jusqu’au XIIème siècle que les Basques étaient des Écossais transportés par Jules César, diverses origines leur ont été attribuées telles que descendants des Hébreux, des Phéniciens, des Finnois, des Étrusques, des Celtes, des Ibères ou encore des Berbères …. Autant d’hypothèses anéanties par l’ethnographie moderne. La langue basque ne s’apparente à aucun idiome indo-européen, et forme un îlot parfaitement isolé.
Des linguistes ayant constaté une étonnante parenté entre le basque et le caucasien en déduisirent que les Basques seraient les descendants de Caucasiens venus s’installer dans les Pyrénées, 3000 ans avant J.C. D’autres spécialistes pensent que les Basques descendraient des hommes qui vivaient dans les grottes des Pyrénées il y a 45000 ans. Dans tous les cas, « l’Euskara et les parlers caucasiques » sont les seules langues qui aient subsisté, comme deux îlots, face aux invasions indo-européennes (Celtes, Latins, Germains, Grecs, Slaves). La richesse de la langue basque confirme cependant qu’elle ne peut qu’être le fait de populations nombreuses s’étendant sur des territoires importants et non pas d’une poignée de montagnards traqués.

Terre magique, terre de sorciers

Pour le magicien ou le sorcier basque, l’objet est un symbole lié à une force invisible, et il existe un lien mystérieux entre l’objet lui-même et sa représentation symbolique. L’objet peut également symboliser le remède à une maladie : ainsi les sorciers basques guérissaient les verrues avec des grains de sel : les grains étaient jetés au feu et les verrues devaient disparaître comme les grains de sel censés les représenter. La hache, symbole de vie et de lumière, protège la maison basque (lieu sacré) de la foudre et des malheurs. Certains animaux symbolisent la santé, tel le bouc dont la présence dans l’étable garantit la santé du troupeau. Les formules magiques sont censées guérir certaines maladies : contre l’herpès, il était recommandé au malade de faire pendant 9 jours le tour d’un rosier en prononçant la formule : « Arrosa arrosakin » (la rose avec les roses), et c’est ainsi que l’herpès disparaissait …. En cas de sécheresse, pour provoquer la pluie dans certains villages, on mouillait la statue d’un saint en l’aspergeant ou on le faisait descendre dans un puits.

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Crédit photo : oustedaisse via Flickr (cc)

La langue basque se délie à toutes les sauces

La langue basque se délie à toutes les sauces
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Le 3ème rendez-vous avec l’euskara se déroulera du 22 au 28 septembre. Durant sept jours, quelque 70 activités seront proposées pour valoriser la langue basque.Par Muriel Bonneville pour Sud-Ouest (20/09/2014)

Bien qu’elle soit toujours vivante, la langue basque ne se transmet et ne s’emploie plus suffisamment. C’est un constat mais pas une fatalité pour la Commission extra-municipale de la langue basque à Biarritz qui, pour enrayer ce déclin et prouver combien l’euskara a en lui de nombreuses ressources pour perdurer, a lancé, en 2011, les journées de la langue basque, baptisées Mintzalasai (littéralement, parler sans complexe). Durant une semaine, du 22 au 28 septembre, le basque va se pratiquer ou se découvrir sous toutes ses formes grâce à l’implication d’acteurs de la ville qui ont la volonté commune de le faire vivre au quotidien.

Pour cette troisième édition, vingt-cinq associations biarrotes ont répondu présent pour concocter un programme innovant. « Le but de cette semaine culturelle est de rendre le basque plus visible à Biarritz et de le mettre à la portée de tous, explique Eneko Gorri, chargé de la langue à la Ville de Biarritz. Nous avons allié audace et inventivité dans le but d’explorer de nouveaux domaines, comme l’œnologie, la communication ou le graffiti. »

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