EXCEPTIONNEL : Des chefs-d’oeuvre du 17ème ont pris leurs quartiers d’été au Musée basque

EXCEPTIONNEL : Des chefs-d'oeuvre du 17ème ont pris leurs quartiers d'été au Musée basque
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Le Musée basque accueille du 3 juin au 25 septembre une exposition exceptionnelle qui illustre l’épisode historique du traité de paix des Pyrénées. De Vélasquez à Poussin en passant par Mignard ou les frères Beaubrun : 140 chefs-d’oeuvre prêtés par le Louvre et le Prado.

Nous avons pu assister à cet accrochage sous haute surveillance d’une trentaine de tableaux transférée du musée Madrilène vers celui de Bayonne.
Le Musée basque accueille une exposition à ne pas rate exceptionnelle qui illustre l’épisode historique du traité de paix des Pyrénées. De Vélasquez à Poussin en passant par Mignard ou les frères Beaubrun…

Cet événement a pu voir le jour grâce à un partenariat avec la ville San Sébastian (Donostia), capitale européenne de la Culture 2016, qui organise avec plusieurs villes partenaires, un ensemble d’expositions ayant pour thématique le Traité de paix.

Ainsi, du 3 juin au 25 septembre 2016, la Ville de Bayonne propose deux expositions au Musée Basque et au DIDAM intitulées «Traité de Paix, le Génie de l’Art».

Cette semaine, un transfert assez exceptionnel a eu lien entre l’Espagne et la France. Des poids lourds ont transporté un précieux chargement, une trentaine d’oeuvres signés d’artistes de renoms prêtées par le musée madrilène du Prado.

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Un musée Porsche inauguré dans un hôtel étoilé du Pays basque

Un musée Porsche inauguré dans un hôtel étoilé du Pays basque
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Le propriétaire de l’auberge Ostapé dans les Pyrénées-Atlantiques vient d’ouvrir un garage-exposition consacré à la prestigieuse marque automobile allemande.

Pour les amoureux de voitures, Porsche représente, après Ferrari, le Graal. Les icônes du septième art ont participé de sa légende. James Dean, bien sûr qui mourut au volant de sa 550 Spyder, mais aussi l’inoubliable Steve Mc Queen qui immortalisa la décapotable de Jacqueline Bisset dans Bullitt, et son propre bolide dans Le Mans, un film à la gloire de la mythique course d’endurance.

Le propriétaire de l’auberge Ostapé* à Bidarray dans le Pays basque, Henri Parent, est un fondu de Porsche. Il vient d’inaugurer dans son hôtel cinq étoiles, entouré d’un superbe parc de quelque 45 hectares, un musée dédié exclusivement à la prestigieuse marque allemande. Dans un communiqué adressé à l’AFP, il a très simplement résumé son ambition: «Nous avions une écurie à réhabiliter et nous avons eu l’idée d’y accueillir des Porsche.»

Lire la suite : lefigaro.fr

La Grande Guerre, Bayonne et le Pays Basque

La Grande Guerre, Bayonne et le Pays Basque
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Le rôle de Bayonne et du Pays Basque dans la Grande Guerre est méconnu. L’exposition organisée au Musée Basque de Bayonne apporte pour la première fois un éclairage sur les liens tissés entre ces terres paisibles, si éloignées du théâtre des batailles, et… l’enfer des tranchées. Devenue base-arrière des combats, Bayonne et sa région assumèrent l’effort de guerre, tant par le sacrifice des hommes au Champ d’honneur que par la mobilisation civile pour secourir les blessés et les populations martyres du front. Source : aquitaineonline.com

Ville de mobilisation, Bayonne voit passer devant ses conseils de révision les hommes en âge de combattre. De jeunes volontaires s’y reprennent plusieurs fois pour être jugés aptes. C’est le cas du futur héros de l’aviation Georges Guynemer qui n’est accepté que la troisième fois. Au déclenchement de la première guerre mondiale, les associations tchèques de Paris décident que tous les membres aptes au service militaire s’engageraient dans l’armée française. Le 22 août 1914 un premier groupe de 300 volontaires tchèques est accepté par les conseils de révision et part pour Bayonne avec d’autres volontaires étrangers (Polonais, Espagnols, Suisses, etc.) pour être incorporé dans les unités du régiment de marche de la Légion étrangère en cours de formation.

Les Tchèques constituent une compagnie indépendante appelée « Compagnie Nazdar » qui reçoit son fanion aux armes de Bohême des mains des dames de Bayonne qui l’ont brodé. Le départ des différents régiments depuis la gare de Bayonne, ville de garnison, et les lettres envoyées du front à leurs familles par les soldats des régiments en garnison à Bayonne (le 49e parmi d’autres) ponctuent l’actualité. Les mois d’août et de septembre 1914 sont cruels : les pertes humaines sur le front sont considérables et endeuillent les familles : parmi d’autres, la famille Diharce de Bayonne perd en août deux fils et le troisième est fait prisonnier.

Les artistes du Pays Basque sont enrôlés dans la guerre et plusieurs y sont tués : le Navarrais Antoine d’Irumberry de Salaberry en décembre 1915 et le Luzien Gabriel Deluc en septembre 1916. Ils dessinent dans les tranchées et témoignent de la barbarie de la guerre moderne.

Les aquarelles de Salaberry sont impressionnantes, en particulier celle réalisée la veille de sa mort. Les dessins de Deluc sont poignants et font vivre le quotidien des tranchées. D’autres, comme le Bayonnais Henri Zo, sont mobilisés pour témoigner officiellement de la guerre par leur pinceau. « Morts au Champ d’Honneur », prisonniers et blessés graves (parmi eux le futur maire de Bayonne Jean-Pierre Brana) amènent la tragédie dans le quotidien des familles.

Des médecins de la région interviennent dans les hôpitaux d’évacuation du front. Et c’est à Bayonne, parmi d’autres villes éloignées du front, que sont envoyés les blessés soignés dans les hôpitaux civils et militaires mais aussi dans des édifices temporairement transformés en hôpitaux comme le Lycée de Bayonne, le Séminaire de Larressore ou le château d’Ilbarritz. Ernest Fort, secrétaire du maire de Bayonne Joseph Garat, dirige les oeuvres municipales de guerre en faveur des réfugiés, surtout les orphelins belges, et organise un atelier de rééducation des mutilés.

Artiste lui-même, il dessine quelques épisodes du temps de guerre à Bayonne et rassemble une documentation importante. Les témoignages des Bayonnais de l’époque insistent sur les difficultés de la vie quotidienne (cherté des denrées), les émotions suscitées par l’explosion de la poudrerie ou l’attaque des forges du Boucau par un sous-marin allemand.

Les illustrateurs locaux participent à l’exaltation du devoir patriotique et au dévouement envers les populations souffrantes des lignes du combat. Après la victoire chèrement acquise, des pierres du souvenir fleurissent dans toutes les communes de France pour témoigner du sacrifice de millions de soldats.

Les monuments « Morts pour la France » témoignent de la volonté de sortir de l’anonymat ces héros modestes qui ont donné leur vie dans la première guerre totale des temps modernes. Chaque village de la « petite patrie » basque compte ses morts pour la grande patrie.