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Les vaches sauvages du Pays basque sont en danger

Les vaches sauvages du Pays basque sont en danger
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L’association de défense des betizu jette l’éponge pour mettre l’État et les collectivités face à leurs responsabilités. L’avenir des vaches sauvages basques est menacé. Source : sudouest.fr

En tauromachie, on pourrait appeler ça une « auto-estocade ». Volontaire et préméditée. Vendredi matin, Iban Seiliez a décidé de dissoudre officiellement l’association Iparraldeko Betizuak (les betizu du nord), qu’il préside depuis 2006. Le but de la manœuvre : « Mettre l’État et les collectivités face à leurs responsabilités. »

Pour mieux comprendre la portée de ce geste, il faut s’approcher d’un peu plus près des betizu, cette race de vaches sauvages qui broutent en liberté sur les flancs de La Rhune et du Mondarrain. D’après les derniers relevés de l’association, la population des betizu ne dépasserait pas les 100 têtes au nord des Pyrénées. « C’est une des plus vielles races d’Europe. Elle a failli s’éteindre dans les années 20, car ces bovins sauvages ont été exterminés lors de la construction du train de La Rhune », rembobine Iban Seiliez. Son père, Jean-Pierre, a commencé à étudier les survivants dans les années 70.

Petite et farouche

Trente ans plus tard, le fils Seiliez crée l’association Iparraldeko Betizuak. Suivi de population, accompagnement scientifique, sensibilisation des habitants.

Un travail bénévole d’envergure « mal compris » selon le président :

« Tout le monde se décharge sur l’association : les élus locaux, l’État, et les particuliers. Quand quelqu’un est blessé ou que des barrières sont cassées, on nous demande réparation. Et on nous prend à partie. Mais que les choses soient claires : ces bêtes sont sauvages et n’appartiennent à personne. »

Pourtant, et contrairement aux loups ou aux ours, les betizu ne sont pas administrativement considérés comme des animaux sauvages. « Ils ne sont pas classés dans la catégorie des bovidés domestiques non plus ! Nous sommes dans un no man’s land administratif. Le betizu n’entre dans aucune case et c’est bien le cœur du problème », confirme l’ancien bâtonnier Jean-Baptiste Etcheverry, qui a déjà défendu le père Seiliez au début des années 2000, après une cornada de betizu sur un agriculteur de Biriatou. La vache (ou le taureau) sauvage basque est plus légère sur la balance (deux à trois fois moins de viande) mais ses cornes en forme de lyre jouent parfois une mélodie musclée.

« Je pense que l’objectif de l’association, qui est de favoriser la cohabitation entre les betizu et les autres utilisateurs de la montagne, n’est pas atteint. Au contraire, nous avons déresponsabilisé les autorités », poursuit, amer, Iban Seiliez.

« Plus notre problème »

La posture est risquée. Car cette espèce non protégée pourrait disparaître ou s’étioler. Ou causer d’avantage de dégâts. La solution ? « Le betizu est sans équivalent en Europe. Il a besoin d’un plan de gestion durable et d’un vrai statut. Mais ce n’est plus notre problème. Les autorités doivent assumer », conclut le président d’Iparraldeko Betizuak. Qui espère un électrochoc.

En chiffres

80 : C’est le nombre de betizu recensés sur les communes d’Urrugne et Biriatou (30 sur le Xoldo) et sur les communes d’Espelette, Ainhoa et Itxassou (80 sur le Mondarrain).

600 : La population de race pure ne dépasse pas les 600 têtes. La majorité des vaches sauvages paissent en Navarre et dans le Guipuzcoa.

Pays basque : les grues ont commencé leur migration

Pays basque : les grues ont commencé leur migration
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Comme chaque année, les oiseaux migrateurs traversent l’Europe à l’approche de l’hiver et rejoignent des contrées plus chaudes. À Sare, ce mardi, les grues ont pris leur envol, pour ne revenir qu’au printemps.

Depuis des millénaires, les grues traversent la grande Europe deux fois par an, annonçant l’approche de la saison hivernale. Le Pays basque, dont le couloir de Lizarrieta à Sare, est situé sur leur parcours migratoire. Depuis plusieurs jours, en journées et en soirées, ces oiseaux volent en formations organisées. Ces grues, aperçues mardi à Sare, peuvent parcourir 2500km pour rejoindre l’Afrique du Nord ou le sud de l’Espagne. Elles y passeront l’hiver et reviendront au printemps.