Les encyclopédistes du 18è s. sur le Pays basque : plutôt succinct !

Les encyclopédistes du 18è s. sur le Pays basque : plutôt succinct !
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Que disaient d’Alembert, Diderot, et leurs comparses sur le Pays basque en 1757 ? Bien peu de choses, ma fois ! Voici la définition, telle que publiée dans la première édition de la fameuse « Encyclopédie » des Lumières. J.-M. Etchebarne.

BASQUES (les) s. m. pl. Géog. petit pays de France, vers les Pyrénées, entre l’Adour, les frontieres d’Espagne, l’Océan, & le Bearn ; il comprend le Labour, la basse Navarre, & le pays de Soule.

Tome 2, page 118

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Zugarramurdi, dans la communauté autonome de Navarre

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Pays Basque

À propos de l’origine du nom « Zugarramurdi », il s’agirait curieusement d’un lieu où se trouvent des ormes (zugar) misérables (andur) en grand nombre (le suffixe di indique l’abondance). Les temps ont bien changé !

Olentzero tradition de noël du Pays Basque

Olentzero tradition de noël du Pays Basque
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Olentzero, dit la légende basque, est le charbonnier qui vit dans la montagne où il fabrique du charbon de bois. Une fois l’an, juste avant Noël, il va par villes et villages distribuer aux pauvres des bûches afin que nul ne souffre du froid la nuit de Noël. Source : aquitaineonline.com

Ciboure, Hendaye, Bayonne et Saint-Jean de Luz célèbrent Olentzero. De nos jours encore, Olentzero, monté sur un pottok (le petit cheval sauvage du Pays Basque), fait du porte à porte et distribue bonbons et friandises aux enfants qui ne manquent pas de l’accompagner et de lui faire cortège.

Le mythe d’Olentzero, originaire la vallée de la Bidassoa, à traversé les âges, s’adaptant sans cesse; aujourd’hui, il tend à prendre une nouvelle forme: Sa popularité s’est étendu à l’ensemble du Pays Basque, et il tend à se substituer au Papa Noël, distribuant les cadeaux aux enfants.

Traditionnellement, le 24 décembre au soir, des groupes de chanteurs vont quetter de maisons en maisons, accompagné d’un mannequin assis sur une chaise représentant Olentzero.

Cette figure mythique a son origine dans la cité de Lesaka, dans l’une des vallées cantabriques de la Navarre Humide du nord-ouest. L’Olentzero est associé à une multitude de légendes. Dans certains lieux il est téméraire, bien que ce soit généralement un être bon. Il est le symbole de l’année qui prend fin et qui est remplacée par l’esprit de rénovation de l’année.

L’agenda d’Olentzero 2014 en Iparralde

L’expo « Olentzero » à Irissarry : Du 20/11/2014 Jusqu’au 20/12/2014
Olentzero à la Maison Basque de Paris : le 13/12/2014
Olentzero au quartier St-Esprit de Bayonne : le 13/12/201
Olentzero à Anglet : le 14/12/2014
Lecture de livres sur Olentzero à Bayonne : le 17/12/2014
Olentzero à Arcangues : le 18/12/2014
Olentzero à Saint Palais : le 19/12/2014
Olentzero à Ascain : le 19/12/2014
Olentzero à Bayonne : le 20/12/2014
Olentzero à Biarritz : le 20/12/2014
Olentzero à Itxassou : le 21/12/2014
Olentzero Park Bayonne : du 22/12/2014 jusqu’au 23/12/2014
L’expo « Olentzero » à Itxassou : du 02/12/2013 jusqu’au 31/01/2014

La Navarre et les Provinces basques (1836)

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Depuis trois ans, une guerre acharnée, impie, ravage et ensanglante le nord de la Péninsule ; depuis trois ans, l’Espagne s’épuise en argent et en hommes, pour conserver une périlleuse et vaine offensive, tandis que les provinces théâtre de la guerre voient périr leur agriculture, leur industrie, leur population, sans autres succès que ceux d’une défensive calamiteuse, car elles peuvent reconnaître à présent qu’elles n’éveilleront pas dans le reste de l’Espagne une sympathie assez puissante pour y faire triompher la cause désespérée et maudite qu’elles ont eu le malheur d’associer à la juste cause de leur indépendance ; depuis trois ans, enfin, la France permet, sur sa frontière, sous ses yeux, à la portée des armes de ses soldats, des massacres, des dévastations, des incendies, des représailles horribles, faites pour déshonorer le siècle qui les voit, le pays qui les exécute et celui qui les souffre. Ce doit être aujourd’hui, aussi bien pour les politiques et les hommes d’état que pour les amis de la paix et de l’humanité, un devoir impérieux de chercher à terminer cette guerre, qui semble d’un autre âge et d’une autre partie du monde.

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La Navarre et les Provinces basques

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Santillana del Mar, en Cantabrie. Crédit : druidabruxux via Flickr (cc)

Santillana del Mar, en Cantabrie. Crédit : druidabruxux via Flickr (cc)

Jusqu’au XIVe siècle, les trois provinces basques, Alava, Guipuzcoa et Biscaye, formées de l’ancienne Cantabrie, et qui avaient échappé à la conquête des Goths et des Arabes, comme à celle des Romains, restèrent complètement indépendantes de tout pouvoir étranger. Confédérées entre elles, et portant sur leur étendard trois mains sanglantes, avec la devise Irurakbat (les trois n’en font qu’une), elles élisaient un seigneur, national ou étranger, qui n’exerçait qu’une autorité viagère et purement exécutive, sous le contrôle des assemblées nationales. Ce fut en 1332 que les députés des provinces allèrent offrir au roi de Castille, Alphonse-le-Justicier, qui se trouvait alors à Burgos, le titre de seigneur, consentant à ce que ce titre fût désormais annexé à la couronne de Castille. Mais les trois petits peuples vascons (vascongados), tout en se donnant un suzerain, un protecteur, n’aliénèrent point leur indépendance, et firent au contraire à ce sujet les réserves les plus formelles. Ainsi, dans le traité qui intervint entre eux et le roi, ils poussèrent les précautions jusqu’à stipuler que le roi ne pourrait bâtir, ni posséder sur leur territoire aucune peuplade (pueblo), aucune forteresse, aucune maison. Leurs fueros, que le roi-seigneur jurait de maintenir, se terminaient par cet article : « Nous ordonnons que si quelqu’un, soit national, soit étranger, voulait contraindre quelque homme, ou femme, ou village, ou ville, à quoi que ce soit, en vertu de quelque mandat de notre seigneur-roi de Castille, que n’aurait point admis et approuvé l’assemblée générale, ou qui serait attentatoire à nos droits, libertés, franchises et privilèges, il lui soit incontinent désobéi ; s’il persiste, qu’on le mette à mort. » Ainsi, les provinces basques s’étaient adjointes, par le lien de vassal à suzerain, au royaume de Castille, mais sans s’y incorporer, sans s’y confondre.

La cathédrale de Burgos. Crédit : marcp_dmoz via Flickr (cc)

La cathédrale de Burgos. Crédit : marcp_dmoz via Flickr (cc)

« Depuis cette époque jusqu’à nos jours, elles sont restées, sans interruption ni changement, dans cet état de dépendance extérieure et d’indépendance intérieure dont les cités romaines, sous l’empire, avaient déjà donné l’exemple, et qu’eurent un moment les cantons suisses, lorsqu’ils laissèrent prendre à Napoléon le titre de médiateur de la confédération helvétique. Du reste, il existe encore aujourd’hui, entre les provinces basques et l’Espagne, toutes les séparations, toutes les barrières qui rendent deux nations étrangères l’une à l’autre. Les Vascons parlent une langue qui leur est propre (el vascuense, et, parmi eux, eskara), une langue primitive, qui ne dérive ni du latin ni du celtique, et qui n’a pas plus de rapport avec l’espagnol qu’avec le chinois, ce qui fait qu’ils ne comprennent pas leurs voisins, et n’en sont pas compris. Leurs fueros les exemptent des conscriptions (quintas) que l’Espagne lève sur les autres provinces. Ils ne lui doivent aucun service de guerre. Seulement, d’après les vieilles lois de la féodalité, ils sont tenus, en cas d’invasion étrangère, de se lever en masse pour la défense commune du pays ; et ce devoir, ils l’ont bien rempli pendant la guerre de l’indépendance. Les provinces basques, exemptes de l’impôt d’hommes, ne paient pas non plus d’impôts d’argent à l’Espagne. Deux d’entre elles, Alava et Guipuzcoa, achètent sa suzeraineté, sa protection, par un tribut qu’on nomme encore alcabala, du mot que les Castillans avaient emprunté aux Arabes. Mais cette alcabala perpetua, qui n’a point varié depuis le traité fait avec Alphonse XI, est maintenant d’une insignifiance ridicule. Ainsi, le Guipuzcoa paie une contribution de 42,000 réaux (moins de 11,000 francs). Quant à la Biscaye, la plus démocratique des trois, elle s’est de tout temps affranchie de cet ancien tribut, dont le nom rappelle une idée de vassalité et de servage. Elle ne doit rien à l’Espagne ; mais elle lui fait quelquefois des dons volontaires (donativos), dont la quotité varie suivant les besoins du roi, qui sollicite, et la générosité de la province, qui accorde.

Source : La Navarre et les Provinces basques, par Louis Viardot. Publié dans la Revue des Deux Mondes T.8, 1836.