Le Pays Basque sous l’état d’urgence

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Suite aux attentats de Paris, l’état d’urgence a été décrété sur l’ensemble du territoire métropolitain. Le département des Pyrénées-Atlantiques est donc impacté par ces mesures et la frontière de nouveau contrôlée.

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Alors qu’environ 400 perquisitions ont eu lieu sur l’ensemble de la France entre le lundi 16 et mercredi 18 novembre, le département a été relativement épargné. Seul un habitant a été assigné à résidence à Mourenx, et deux perquisitions ont eu lieu, dont une en Pays Basque. Ipparalde est surtout concernée par les contrôles aux frontières qui se font en bonne entente entre police, gendarmerie, douane et forces de l’ordre espagnoles. Tous les lieux susceptibles de constituer une porte d’entrée ou de sortie sur le territoire ainsi que les lieux publics sont particulièrement surveillés. Que ce soit en gare de péage de Biriatou, à l’aéroport de Biarritz, au poste frontière de Dancharia ou au port de Bayonne, par exemple. La préfecture indique que chaque personne doit être en mesure de justi er de son identité lors d’un passage à la frontière.
Les contrôles frontaliers rétablis pour la coP21 à l’origine
Il est toutefois opportun de rappeler que le retour des contrôles aux frontières ne sont pas dus qu’à l’état d’urgence. Ils ont été mis en place vendredi dernier, avant les attentats, dans le cadre de la Conférence de Paris sur le climat (COP 21). Ce rétablissement est rendu possible lors de la tenue de grands événement internationaux. La France avait déjà utilisé ce dispositif limité dans le temps lors du sommet de l’OTAN à Strasbourg, en 2009. Il y a fort à parier que ce sera de nouveau le cas lors de l’Euro 2016. Pour autant, cela fait ressurgir de vieux souvenirs dans la région. L’espace Shengen, mis en place en 1992, permet depuis 23 ans de passer d’Iparralde à Hegoalde sans contrôle. ETA, active militairement jusqu’en 2011, n’avait jamais poussé le gouvernement a rétablir ces contrôles, alors même que certains de ses membres se réfugiaient au “Nord”. Une manière de mesurer la gravité de la menace qui pèse sur la France aujourd’hui même s’il faut pondérer la comparaison. Bien qu’étant une organisation terroriste, ETA n’a été en rien comparable aux organisations qui sévissent actuellement, tels que Daesh ou Al-Qaïda. Que ce soit du point de vue des objectifs ou des moyens employés, l’organisation séparatiste basque n’a en effet jamais eu comme but de s’attaquer à des civils innocents.

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