Hendaye

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Sources : ekosystem / Bernard Blanc / xavier33300 via Flickr (cc)

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Violonniste londonnien, il devient fromager au pays basque

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Au Pays Basque, tout arrive…

Sacha Standen est un compositeur anglais. Lauréat du conservatoire de Londres. Il a tout quitté pour une ferme au pays basque où il fabrique du fromage et élève des porcs gascons.

À ses fromages de vache, il ajoute quelques feuilles d’orties ou d’ail sauvage. Une façon de faire ressortir son côté créatif et anglais.

Sacha est installé en Soule depuis 13 ans. Depuis qu’il a racheté une petite ferme avec sa femme. Une alsacienne qui ne voulait pas rester en Angleterre.

« J’ai toujours été attiré par la transformation, la création » nous explique t-il. Ajoutant qu’il n’est pas encore retourné à Londres depuis son installation au pays basque. Et que de toutes façons, c’est ici qu’il compte rester vivre.

Regardez le reportage de Sabrina Corrieri et Rémi Poissonnier. Source : france3-regions.francetvinfo.fr

Château d’Abbadia, Hendaye, Pays basque

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Antoine d’Abbadie d’Arrast entreprit une série de grandes expéditions notamment en Éthiopie avant d’installer à Abbadia un observatoire très performant. Il fut aussi l’un des principaux promoteurs de la langue basque et de son renouveau. Le château, construit de 1864 à 1879 en style néo-gothique sur des plans d’Eugène Viollet-le-Duc qui était son ami, est de nos jours la propriété de l’Académie des Sciences. Source : Bernard Blanc via Flickr (cc)

Trois mois de voyage dans le pays basque : les fueros (extrait)

Trois mois de voyage dans le pays basque : les fueros (extrait)
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On ne saurait parler des provinces basques sans entrer dans quelques détails sur leurs fueros, sans expliquer en quoi consiste cette organisation particulière dont elles ont joui jusqu’à nos jours. La question a été traitée bien des fois déjà : elle n’en demeure pas moins un des problèmes les plus complexes et les plus délicats que présente l’histoire du droit public, et même la difficulté s’accroît de tout ce qui devait servir à la résoudre. Comment en effet concilier des assertions aussi contradictoires ? Comment reconnaître la vérité dans cette accumulation de preuves et de raisonnements où l’esprit de parti apporte depuis près d’un siècle plus de passion que de logique, plus de talent que de bonne foi ? Faudra-t-il, avec les adversaires des fueros, n’y voir qu’un régime odieux, un ensemble de franchises obtenues à titre gracieux de la faveur des rois, le dernier débris d’une législation surannée, justifiable peut-être en son temps, mais aujourd’hui impraticable ? Dirons-nous au contraire, avec leurs défenseurs, qu’ils représentent la meilleure forme de gouvernement qui ait été pratiquée parmi les hommes, la réalisation anticipée du bonheur social que d’autres recherchent dans des réformes dangereuses ou d’ambitieuses théories ? Assurément les institutions libres, mises en regard des lois qui régissent un état despotique, peuvent passer pour des privilèges ; mais au sens exact du mot, il n’y a point de privilèges quand un peuple avec son sol natal a hérité de ses ancêtres des institutions libres : ce sont alors des droits véritables, et ces droits, il lui est permis de les maintenir, de les défendre. Tel serait le cas du peuple basque : l’autonomie qu’il possède, il ne la doit à personne ; c’est celle qu’il s’est toujours connue, il ne l’a jamais compromise par des concessions ou des lâchetés, et, quand il s’annexait à la Castille, il prétendait non pas l’aliéner, mais bien plutôt la garantir. Aujourd’hui, fondée tout à la fois sur la tradition et sur les traités, elle est le fait qui existe, le droit qui s’impose et contre lequel ne sauraient prévaloir ni la volonté des rois, ni l’exemple des autres nations, ni les principes nouveaux des législations modernes.

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